Les yōkai (妖怪) sont les créatures étranges du folklore japonais. Certains sont des monstres, d'autres des farceurs, d'autres encore sont simplement bizarres. Même un objet de la maison peut devenir un yōkai au bout de cent ans. Aujourd'hui, les yōkai vivent dans les mangas, les animes et les jeux vidéo.
Un monde d'esprits très peuplé
Le mot associe 妖, « ensorcelant », et 怪, « mystérieux ». Les yōkai ne sont ni tout à fait des dieux, ni tout à fait des fantômes. Le kappa est un lutin des rivières qui porte une coupelle d'eau sur le crâne. Si l'eau se renverse, il perd sa force. Le meilleur moyen de le battre est donc de le saluer : un kappa poli rend toujours le salut. Le kitsune, le renard, peut prendre l'apparence d'une belle femme. Dans les sanctuaires d'Inari, pourtant, les renards sont les messagers du dieu, pas des farceurs. Le tanuki, un chien viverrin, est un métamorphe joyeux qui aime le saké. Les oni sont des ogres à cornes. À Setsubun, les familles lancent des haricots pour les chasser de la maison. Les vieux parapluies, lanternes et sandales peuvent aussi prendre vie. Ce sont les tsukumogami, des objets qui acquièrent une âme après cent ans d'usage.
Des rouleaux peints aux Pokémon
À l'époque d'Edo, on adorait les histoires de fantômes. Dans les années 1770 et 1780, l'artiste Toriyama Sekien a dessiné des centaines de yōkai dans des catalogues illustrés. Ses livres ont fixé l'apparence de beaucoup d'entre eux. Au XXe siècle, le mangaka Mizuki Shigeru les a remis à la mode avec le manga GeGeGe no Kitarō. Sa ville natale, Sakaiminato, a aujourd'hui une rue bordée de statues de yōkai en bronze. Des succès modernes comme Yo-kai Watch et certains Pokémon puisent dans ces mêmes créatures. Pour beaucoup d'enfants japonais, les yōkai sont plus familiers qu'effrayants.
Mots et expressions à retenir
Idiomes et proverbes à emporter
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河童 (kappa) : « enfant de la rivière », un lutin des eaux. Le maki au concombre, le kappa-maki, porte son nom, car les kappa adorent le concombre.
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付喪神 (tsukumogami) : des objets de la maison qui prennent vie au bout de cent ans.