Les takoyaki (たこ焼き) sont de petites boules de pâte avec un morceau de poulpe à l'intérieur. On les cuit sur une plaque en fonte creusée d'alvéoles rondes. Vendus bien chauds dans les échoppes de rue, ils sont l'en-cas emblématique d'Osaka. L'extérieur est croustillant, et l'intérieur reste moelleux, presque coulant.
Un classique de la cuisine de rue
Tako signifie « poulpe », et yaki « grillé ». La pâte est faite de farine, d'œuf et de bouillon dashi. Le cuisinier la verse dans les alvéoles et y ajoute du poulpe cuit, de la ciboule hachée et du gingembre mariné. Quand le dessous prend, il retourne chaque boule avec une pique en métal. Tout l'art consiste à les tourner jusqu'à ce qu'elles soient parfaitement rondes. Les takoyaki sont servis dans une barquette en papier, par six ou par huit. Par-dessus, on met une sauce brune épaisse, de la mayonnaise, de la poudre d'algue verte et des copeaux de bonite qui ondulent sous l'effet de la chaleur. Croquez avec prudence : l'intérieur est brûlant.
L'âme d'Osaka
On attribue en général l'invention des takoyaki à Endō Tomekichi, un marchand ambulant d'Osaka, en 1935. Il est parti du rajioyaki, de petites boules grillées garnies de bœuf. Osaka adore les plats à base de farine, comme les takoyaki et l'okonomiyaki. Les habitants les appellent konamon. Beaucoup de familles possèdent une plaque à takoyaki et organisent des soirées takoyaki, les takopa, à la maison. À Dōtonbori, des files se forment devant les échoppes célèbres jusque tard dans la nuit. La ville voisine d'Akashi a sa propre version, l'akashiyaki. Elle est plus moelleuse et plus riche en œuf, et on la trempe dans un dashi léger au lieu de la sauce.
Mots et expressions à retenir
Idiomes et proverbes à emporter
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粉物 (konamon) : le mot d'Osaka pour les plats à base de farine, comme les takoyaki et l'okonomiyaki. Ailleurs, on dit konamono.
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鰹節 (katsuobushi) : de la bonite séchée et fumée, râpée en fins copeaux. Sur des takoyaki chauds, les copeaux semblent danser.