Osaka (大阪) est la troisième ville du Japon et la plus bruyante. Là où Tokyo est boutonnée jusqu'au col et Kyoto raffinée, Osaka est directe, drôle et affamée. Dans tout le Japon, elle est connue avant tout pour deux choses : sa cuisine, et une façon de parler aux inconnus que les autres villes trouvent étonnamment franche.
La cuisine du pays
Osaka s'est enrichie comme ville de marchands. À l'époque d'Edo, elle était le marché du riz et le carrefour commercial du pays, l'endroit où se fixaient les prix, ce qui lui a valu le surnom de tenka no daidokoro, « la cuisine du pays ». Cette histoire se voit encore. La nourriture y est bon marché, rapide et pensée pour être mangée debout : les takoyaki, boulettes de pâte avec un morceau de poulpe à l'intérieur, et les okonomiyaki, galettes salées cuites sur une plaque devant vous. Osaka a son propre mot pour cet excès, kuidaore : se ruiner à force de manger. La ville le dit avec fierté.
Une autre manière
Osaka parle son propre dialecte, le kansai-ben, plus doux et plus chaleureux à l'oreille que le japonais standard, et les commerçants saluent encore leurs habitués d'un mōkarimakka, « les affaires marchent ? ». C'est aussi le berceau du comique de scène japonais : le manzai, un duo rapide entre un naïf et un pince-sans-rire, s'est formé ici, et la plupart des humoristes célèbres du pays sont passés par les scènes d'Osaka. Les visiteurs remarquent en général qu'on leur parle davantage, et que sur les escalators tout le monde se tient à droite, et non à gauche comme à Tokyo.
Mots et expressions à retenir
Idiomes et proverbes à emporter
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食い倒れ (kuidaore) : « se ruiner en mangeant », la fierté affichée d'Osaka de tout dépenser en bonne nourriture.
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漫才 (manzai) : le duo comique, l'un naïf et l'autre pince-sans-rire, qu'Osaka a élevé au rang d'art national.