Un konbini (コンビニ) est une supérette japonaise. Il y en a environ 56 000, et la plupart ne ferment jamais. On y vend bien plus que des en-cas. On y paie ses factures, on y retire des billets de concert, on y imprime des documents et on y envoie des colis. Pour les Japonais comme pour les visiteurs, le konbini fait partie du quotidien.
Plus qu'une épicerie de quartier
Le mot abrège konbiniensu sutoa, « convenience store ». Les trois grandes chaînes sont 7-Eleven, FamilyMart et Lawson. 7-Eleven est née aux États-Unis, mais sa branche japonaise est devenue si puissante qu'elle a racheté la société américaine. La nourriture est le grand atout. Les rayons proposent des onigiri frais, des sandwichs, des bento et des salades, livrés plusieurs fois par jour. Le vendeur réchauffe votre bento au micro-ondes. En hiver, une marmite d'oden mijote près de la caisse. Les douceurs de saison changent toutes les deux ou trois semaines, et de nouveaux en-cas apparaissent sans cesse. La machine à café sert une tasse fraîche pour un peu plus de cent yens.
Poli et toujours ouvert
Au konbini, les courses suivent un scénario bien rodé. Le personnel vous accueille d'un irasshaimase, « bienvenue ». On vous demande s'il vous faut un sac, des baguettes ou une cuillère. Depuis 2020, les sacs plastique coûtent quelques yens. On pose en général son argent sur un petit plateau au lieu de le tendre. Les konbini font aussi partie du filet de sécurité de la ville. Après les séismes et les typhons, ils sont souvent les premiers commerces à rouvrir. L'écrivaine Murata Sayaka y a situé son roman primé, Konbini.
Mots et expressions à retenir
Idiomes et proverbes à emporter
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いらっしゃいませ (irasshaimase) : « bienvenue ». Le personnel le dit à chaque client. Pas besoin de répondre.
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温めますか (atatamemasu ka) : « Je vous le réchauffe ? » On l'entend chaque fois qu'on achète un bento.