Les shōji (障子) sont les panneaux coulissants translucides d'une pièce japonaise traditionnelle. Chacun est un fin treillis de bois avec du papier blanc d'un côté. Il coulisse dans des rainures pour s'ouvrir et se fermer. Le grand cadeau des shōji, c'est la lumière. Ils ne masquent pas la fenêtre, ils en adoucissent la lumière. Ils remplissent la pièce d'une lueur pâle et égale et cachent doucement le monde extérieur.
Bois, papier et lumière
Un shōji se compose d'une fine grille de baguettes de bois, le treillis kumiko. Sur cette grille, on tend du washi (和紙), le papier japonais traditionnel. Le papier est assez fin pour s'illuminer quand le soleil le frappe. Il transforme la lumière crue du jour en un voile doux, et l'ombre du treillis se dessine sur la pièce. Le verre offre une vue claire, mais pas le shōji. Il laisse entrer la lumière et préserve en même temps l'intimité. Les shōji glissent au lieu de pivoter, si bien qu'ils ne prennent aucune place en s'ouvrant. On peut les pousser pour relier une pièce à la véranda et au jardin au-delà.
Vivre avec des murs de papier
Les shōji sont beaux mais fragiles, et leur entretien fait partie du rythme d'une maison traditionnelle. Si quelqu'un perce le papier ou le tache, il faut retendre le panneau de papier neuf. Le japonais appelle ce travail harikae. Autrefois, les familles le faisaient avant le Nouvel An. Elles retiraient l'ancienne feuille et collaient un papier neuf et net, pour commencer l'année du bon pied. Les maisons modernes associent souvent les shōji au verre et les utilisent moins. Mais leur effet se reconnaît tout de suite. La lumière douce à travers le papier reste l'une des ambiances qui définissent l'intérieur japonais. Les shōji ont des cousins proches, les fusuma. Ce sont des panneaux opaques, l'autre grande porte coulissante de la pièce japonaise.
Mots et expressions à retenir
Idiomes et proverbes à emporter
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障子 et 襖 : ce sont tous deux des panneaux coulissants. Sur les shōji, on tend du papier sur un treillis, et ils laissent passer la lumière. Les fusuma sont pleins et opaques, et ils séparent complètement les pièces.
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障子に目あり (shōji ni me ari) : « le shōji a des yeux ». C'est un extrait du dicton kabe ni mimi ari, shōji ni me ari, « les murs ont des oreilles, et les cloisons de papier ont des yeux ». Attention : quelqu'un peut toujours écouter ou regarder.