Le mochi (餅) est un gâteau de riz moelleux, collant et élastique. Pour le faire, on pile du riz gluant cuit à la vapeur jusqu'à obtenir une masse lisse et collante. Seul, le mochi a un goût neutre, il sert donc de toile vierge. On peut en envelopper de la pâte de haricots sucrée, le griller jusqu'à ce qu'il gonfle et fasse des cloques, le plonger dans une soupe ou le rouler dans de la farine de soja grillé. Une partie du plaisir vient de son élasticité : le mochi s'étire en longs fils.
Comment on le fait
Le mochi traditionnel vient du mochitsuki (餅つき), un rituel collectif presque sportif. On met du mochigome, du riz gluant cuit à la vapeur, dans un grand mortier en bois ou en pierre. Une personne le frappe avec un lourd maillet. Entre deux coups, un partenaire plonge la main, avec un courage étonnant, pour retourner et mouiller la masse. Un coup, on retourne, un coup : ce rythme est familier au Nouvel An et dans les fêtes locales. Aujourd'hui, des machines fabriquent l'essentiel du mochi de tous les jours. Mais le pilage survit comme un événement saisonnier très aimé.
Rites et saisons
Le mochi rythme le passage de l'année. Au Nouvel An, les familles exposent le kagami-mochi (鏡餅), deux gâteaux ronds empilés avec une orange amère au sommet. C'est une offrande aux dieux. En janvier, la famille le brise et le mange. La soupe du Nouvel An, l'ozōni, contient presque toujours du mochi. Mais le mochi demande aussi une vraie prudence. Ce côté collant qui le rend délicieux peut aussi provoquer des étouffements. Chaque janvier, les journaux rapportent des décès de personnes âgées. Ils rappellent à tous de couper le mochi en petits morceaux et de bien mâcher. Le reste de l'année, le mochi marque les saisons. Au printemps, on mange le kusa-mochi (草餅) vert à l'armoise. Pour la Fête des poupées, qui célèbre les petites filles le 3 mars, les familles mangent le hishimochi rose, blanc et vert.
Mots et expressions à retenir
Idiomes et proverbes à emporter
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餅 : le caractère du gâteau de riz lui-même. Le mot pour sa fabrication, mochitsuki (餅つき), veut dire littéralement « pilage du mochi ».
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餅は餅屋 (mochi wa mochiya) : « pour le mochi, va chez le marchand de mochi ». Autrement dit, confie chaque tâche à son spécialiste, car l'expert fait toujours mieux.